Règles professionnelles : la caractérisation des lauzes est lancée

Pour la première fois, nos lauzes vont être officiellement caractérisées. Dans le cadre de notre grand chantier visant à rédiger les règles professionnelles de la couverture en lauzes, l’association nationale des Artisans Lauziers Couvreurs (ALC) franchit une étape technique déterminante : la caractérisation des matériaux destinés à être utilisés en couverture.

Pourquoi cette étape est-elle nécessaire ? Comment cela se déroule-t-il et quels sont les bénéfices pour nos artisans et nos carrières ? On fait le point sur l’avancement du dossier.

Vers la reconnaissance en « technique courante »

L’objectif d’ALC est clair : faire reconnaître les techniques de couvertures en lauzes comme des « techniques courantes » par la Commission Prévention Produits (C2P) de l’Agence Qualité Construction. Cette reconnaissance repose sur quatre piliers fondamentaux :

  1. Des règles professionnelles reconnues ;
  2. Un auto-contrôle de la qualité ;
  3. Une main-d’œuvre formée (via le CQP Couvreur Lauzier) ;
  4. Un matériau caractérisé.

C’est sur ce dernier point que l’association concentre ses efforts aujourd’hui. L’objectif est de déterminer un protocole d’essais permettant de caractériser et qualifier les pierres en vue de leur utilisation en produits de couverture (lauzes, laves, ardoises épaisses ou rustiques…). La caractérisation des lauzes est une étape essentielle en termes de démarche qualité, de traçabilité et de partage de responsabilité entre acteurs.

Un partenariat technique pour qualifier la pierre

Pour mener à bien cette mission, ALC s’est associée au Centre Technique des Matériaux Naturels de Construction (CTMNC) et au Laboratoire National de Métrologie et d’Essais (LNE).

Une première campagne d’essais comparative aura lieu en décembre et janvier, afin d’objectiver et d’ajuster le protocole envisagé.

Des carrières engagées pour l'avenir de la filière

La vitalité de notre métier dépend de l’extraction locale des pierres. Sans carrières actives, pas de lauzes, et donc pas de toitures traditionnelles. C’est pourquoi l’implication des carriers est centrale dans cette démarche.

Quatre sites d’extraction ont répondu présent pour cette première phase et ont fourni les échantillons nécessaires :

D’autres campagnes suivront en 2026 et 2027 pour élargir le panel et assurer une représentativité maximale. Si vous êtes carrier, que vous extrayez de la lauze et que vous souhaitez participer aux prochains essais, n’hésitez pas à nous contacter dès maintenant pour rejoindre cette dynamique.

Quels avantages pour les carriers, les artisans, les prescripteurs, les clients ?

Grâce aux règles professionnelles, la profession gagnera en sécurité et crédibilité :

  • Les toitures en lauzes deviennent plus facilement assurables
  • Les experts et architectes disposent d’un référentiel clair, réduisant les risques de malfaçons et de litiges
  • Les clients et donneurs d’ordres ont plus de confiance dans la qualité des ouvrages
  • Les carrières françaises et leur savoir-faire sont valorisés

 

Nous tenons à remercier l’ensemble des acteurs mobilisés. Cette démarche collective est essentielle pour pérenniser les couvertures en lauzes dans nos paysages.